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N’en abusez pas

Certains antidouleurs sont en vente libre, c’est-à-dire qu’ils vous sont délivrés par le pharmacien sans prescription médicale. Leurs indications limitées au traitement des douleurs faibles et/ou modérées et aussi de la fièvre, et leur dosage, permettent a priori de les utiliser sans consulter préalablement votre médecin, en automédication. Malgré le fait qu’ils ne nécessitent pas de prescription médicale, ces antidouleurs ne sont pas pour autant dénués de risques et l’automédication ne peut en aucun cas être prolongée sans avis médical.

Il est parfois possible de prévenir l’apparition de certaines douleurs ou de les soulager uniquement en prenant quelques mesures simples, par exemple en faisant des exercices physiques réguliers, en adoptant une meilleure posture ou en se soumettant à des contrôles préventifs dentaire et de la vue.

Traitement aux antidouleurs

Le choix d’un antidouleur doit se faire en tenant compte de toute une série de facteurs comme :

  • le type de douleur
    • douleurs aiguës
    • douleurs chroniques
  • l’intensité1 de la douleur
    • douleurs faibles
    • douleurs modérées
    • douleurs intenses
  • les caractéristiques du patient (par exemple âge, maladie, hypersensibilité, insuffisance rénale ou hépatique),
  • la prise simultanée d’autres médicaments qui peuvent interagir avec l’antidouleur.

En cas de douleur aiguë et de fièvre, il convient d’abord d’essayer d’identifier la cause et de la traiter.
Le traitement de la douleur chronique et le contrôle de la douleur en soins palliatifs nécessitent l’avis de votre médecin et en général le recours à des antidouleurs soumis à prescription médicale.

L’automédication en pratique

  • Lisez attentivement la notice de chaque médicament.
    Respectez la dose maximale par prise, l’intervalle minimum entre deux prises et la dose maximale journalière ainsi que les recommandations formulées.
    Comme les autres médicaments, les antidouleurs peuvent entraîner des effets indésirables et être dangereux notamment s’ils sont pris à des doses trop élevées ou sans tenir compte des contre-indications.
  • Les antidouleurs mineurs comme le paracétamol, l’acide acétylsalicylique ou l’ibuprofène à faible dose, sont en général envisagés comme première étape dans la prise en charge initiale de la douleur aiguë.
    Ceux-ci sont couramment utilisés seuls ou en association avec d’autres, or ces associations sont en principe à éviter.
    Si vous utilisez plusieurs médicaments simultanément, vérifiez qu’ils ne contiennent pas le même principe actif afin d’éviter un surdosage.
  • Evitez de prolonger le traitement aux antidouleurs sans prescription médicale au-delà de quelques jours sans avis de votre médecin.
    Si la douleur persiste malgré le traitement, si elle s’aggrave ou si elle vous réveille la nuit, consultez votre médecin.
    Ne perdez pas de vue que la douleur peut être un signe d’une maladie plus grave.
  • Soyez encore plus vigilant lorsqu’il s’agit d’administrer des antidouleurs à :
    • des bébés et des enfants. Ce ne sont pas des adultes en miniature. Leurs capacités de métabolisation et d’élimination des médicaments ne sont pas encore complètement développées ce qui peut modifier l’efficacité et la tolérance d’un médicament ;
    • des personnes âgées ou gravement malades car la métabolisation et l’élimination des médicaments peuvent être modifiées (par exemple insuffisance hépatique et/ou rénale);
    • des femmes enceintes ou qui allaitent.
Notes et références
  1. Source OMS (Organisation Mondiale de la Santé).